Rencontres avec les fournisseurs locaux

Rencontres avec les fournisseurs locaux

Épis en folie

 

En mai dernier, nous sommes allés rencontrer Anne-Sophie Krauskopf et Laurent Marhic, paysans céréaliers et producteurs de pâtes. Laurent, après des études d’ingénieur agronome, a travaillé sur l’exploitation familiale pendant 5 ans. De sa formation lui est venu le déclic pour le bio. En 2019, il reprend la ferme à la suite de ses parents et décide de la convertir en agriculture biologique. Anne-Sophie, originaire d’Alsace, a passé 10 ans dans le secteur agroalimentaire après des études d’ingénieur dans ce domaine. Ensemble, ils décident de monter un projet à la ferme de A à Z, du champ à l’assiette : ce sera les pâtes ! Producteurs de céréales, ils ont déjà la matière première sur leur exploitation à Irvillac. Ils décident alors en août 2020 de faire un premier essai de pâte...concluant et commencent à commercialiser en février 2021. Avec plus de 95 ha de céréales, ils produisent du blé, de l’orge, du maïs, du colza, du sarrasin, de l’avoine dont la plupart est destinée à l’alimentation animale. Leur blé tendre sert pour la fabrication des pâtes avec une recette simple : eau, farine de blé et rien de plus ! N’ayant pas de moulin sur leur exploitation, la farine n’est pas encore faite chez eux, mais c’est en projet ! Pour le moment, les grains sont envoyés à la boulangerie bio Canevet qui moud les céréales et Anne-Sophie et Laurent récupèrent ainsi la farine.
Après 2 ans de conversion, ils sont depuis mai 2021 certifiés bio et ça c’est une bonne
nouvelle pour la distribution en magasin.
Vous pouvez retrouver leurs excellentes pâtes dans nos magasins, en vrac ou en
conditionné et pour le plaisir de varier, il existe plusieurs sortes de pâtes aux noms très bretons !

 

 

 

 

 

Bretagne Viande Bio

 

En mars dernier, nous avons rendu visite à des éleveurs de viandes biologiques à Glomel (22), Pierre-Yves et Adeline Mahé. Ils nous ont accueillis dans leur ferme de 30 hectares. Avant de se convertir dans l’agriculture biologique, Pierre-Yves était technicien de maintenance dans des usines d’eau potable et d’assainissement et Adeline travaillait dans une GMS. Ils ont repris la ferme des grands-parents d’Adeline louée à des tiers depuis 20 ans pour s’installer à titre principal en 2019. Ils ont dans leur exploitation 10 truies et un verrat, 10 vaches limousines et environ 50 brebis. Ils font partie du groupement 100% bio Bretagne Viande Bio qui leur permet de vendre leur production, et Pierre-Yves est membre du Directoire de cette coopérative.

La coopérative Bretagne Viande Bio, basé à Le Faouët (56), regroupe 500 producteurs de bovins, porcs, veaux, agneaux et lapins et travaille avec une trentaine de bouchers. BVB achète la viande aux producteurs et gère la relation avec les abattoirs et les transformateurs. L’objectif de cette coopérative est d’organiser l’offre, de maîtriser les volumes et les prix pour défendre les revenus de leurs producteurs et ainsi favoriser une pratique paysanne et biologique tout en faisant vivre les outils agroalimentaires de proximité du territoire breton. Leur cahier des charges est très strict en matière d’alimentation animale, par exemple 50% au moins de l’alimentation des porcs doit être cultivée sur l’exploitation. Chez Pierre-Yves et Adeline, la nourriture des cochons vient à 60% de la ferme et est 100% française. Autre critère du cahier des charges, une taille raisonnable de l’exploitation afin de maîtriser le temps de travail et de bons revenus pour les agriculteurs. Enfin un des critères essentiels du cahier des charges est le bien-être animal qui se traduit par le respect de 5 libertés individuelles (physiologique : absence de faim ou soif, environnementale : absence d’inconfort, sanitaire : absence de douleur, de blessure et de maladie, comportementale : liberté d’expression d’un comportement normal, mentale : absence de peur et de détresse). Le cahier des charges du bio va encore plus loin en ce qui concerne la santé (avec des animaux plus rustiques et plus résistants, utilisation de médecine alternative), le logement (les animaux ont la possibilité d’aller dehors) et enfin l’abattage des animaux (l’étourdissement des animaux est obligatoire). Dans les exploitations du groupement et notamment celle de Pierre-Yves et Adeline, le bien-être animal s’illustre par une absence de caillebotis, des box avec une sortie sur l’extérieur, des queues non coupées et des dents encore présentes, contrairement aux élevages conventionnels. Afin d’apporter un contrôle régulier sur le bien-être animal, des audits réalisés par l’OABA (organisme qui protège les animaux en abattoir) dans les abattoirs.
Toutes les viandes proposées dans nos rayons boucherie traditionnelle de nos magasins viennent du groupement de producteurs Bretagne Viande Bio.