Le retour du sénateur DUPLOMP profitant du projet de loi « d'urgence agricole
Le nouveau projet de loi porté par le sénateur Laurent Duplomb, visant à réautoriser l’usage de l’acétamipride et du flupyradifurone en France, représente une nouvelle fois une régression majeure pour la protection de l’environnement, de la santé publique et de la biodiversité.
Un danger avéré pour les pollinisateurs et la biodiversité.
Les néonicotinoïdes, dont font partie ces deux substances, sont reconnus comme particulièrement toxiques pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs, essentiels à la reproduction de nombreuses cultures. Leur réintroduction, menace directement la survie de ces espèces déjà en déclin, avec des conséquences en cascade sur les écosystèmes et la production agricole elle-même.
Des risques sanitaires, des risques pour l’environnement la biodiversité
Les néonicotinoïdes sont suspectés d’avoir des effets néfastes sur la santé humaine, notamment en perturbant le système nerveux et en favorisant certaines maladies chroniques. Leur interdiction en France reposait sur le principe de précaution, principe que ce projet de loi bafoue en rouvrant la porte à des produits dont les dangers ne sont pas pleinement maîtrisés.
Une contradiction avec les engagements européens et internationaux.
La France s’est engagée, au niveau européen et international, à réduire l’usage des pesticides et à protéger la biodiversité. Ce projet de loi envoie un nouveau signal désastreux, pour la France dans sa soi-disant lutte contre l’effondrement du vivant et le dérèglement climatique.
Une réponse inadaptée aux attentes des citoyens.
Plus de 2,1 millions de citoyens ont signé une pétition pour réclamer l’abrogation de la première loi Duplomb.
Ignorer une telle mobilisation, c’est mépriser la démocratie participative et les attentes croissantes de la société en matière de transition écologique et de protection de la santé. Plutôt que de réintroduire des produits interdits, il est urgent d’accompagner les agriculteurs vers des alternatives durables : Agriculture Bio, agroécologie, rotation des cultures, lutte biologique... Ces méthodes, déjà éprouvées, permettent de concilier productivité et respect de l’environnement, sans dépendre de substances chimiques dangereuses.
La réintroduction des deux produits n’est pas une solution pour l’agriculture française. Elle représente, au contraire, un recul dangereux pour l’environnement, la santé.
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Une nouvelle pétition est actuellement accessible sur le site https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103 : ici !