Réponses aux consom'acteurs

Réponses aux consom'acteurs

Dans le cadre des temps de rencontre que nous organisons dans les 9 magasins tous les mois, nous nous sommes aperçus que vous, consommateurs, vous interrogiez beaucoup sur les produits, la bio, le local, la coopérative... Nous souhaitons donc répondre au plus grand nombre d’entre vous et nous ouvrons donc une nouvelle rubrique « Réponses aux consom’acteurs » dans la lettre d’info An Delienn.

 

© graphisme Camille Pau, Finisterra

Que fait-on pour rendre la Bio accessible ?


Pour comprendre le positionnement des prix chez Biocoop, il est intéressant de connaître la valeur qu’ils représentent, c’est-à-dire une bio exigeante et cohérente sur :
- des modes de production respectueux de l’environnement et de la santé : zéro pesticides chimiques de synthèse ni OGM, le respect des saisons, la priorité au local, avec un effort fait sur la réduction des emballages, zéro transport par avion et une logistique de transports optimisée pour limiter nos coûts et notre empreinte carbone,
- la qualité des produits : 100% bio, pas ultra-transformés donc plus sains et nutritifs,
- un commerce équitable : depuis plus de 30 ans, Biocoop travaille main dans la main avec les producteurs pour créer des rapports équitables entre tous les acteurs des filières bio, au Nord comme au Sud.

Dans le contexte actuel d’inflation, la hausse des prix chez Biocoop est plus modérée qu’en grande distribution car nous priorisons le local et travaillons à la relocalisation de filières. Aujourd’hui 86% de l’offre Biocoop est origine France. De manière générale, les produits issus d’une agriculture biologique et locale sont moins touchés par la hausse des prix des matières premières que la plupart des produits conventionnels. Et pour cause : la bio est un modèle de production plus autonome donc moins coûteux en énergie, en transports et en intrants. Si la bio permet de réduire ces coûts, chez Biocoop elle rémunère davantage le travail.
Ainsi, nous pratiquons des « prix justes » qui permettent d’assurer une juste rémunération des producteurs et une juste répartition de la valeur, en fixant une marge mesurée qui permette aussi d’assurer la pérennité des magasins (frais de fonctionnement, salaires, ...)
Nous ne finançons pas d’actionnaires. Ce que vous dépensez chez Finisterra, qui est une coopérative de consommation, contribue à la dynamique vertueuse d’une entreprise ancrée dans l’économie sociale et solidaire sur son territoire.
Réorienter nos modes de production et de consommation est un enjeu majeur pour la transition écologique et sociale de notre époque. Depuis plus de 30 ans, Biocoop porte des valeurs environnementales et sociales fortes, en défendant une agriculture biologique respectueuse du vivant et créatrice d’emplois dans un esprit d’équité et de coopération.
Pratiquer des « bas prix » tel que le font certains supermarchés (grâce à d’énormes économies d’échelle) est incompatible avec ces valeurs. En effet, ces bas prix sont un leurre puisqu’au-delà du passage en caisse, ils impliquent des « coûts cachés » : nos impôts pour payer les subventions à l’agriculture conventionnelle, le coût de la dépollution, de chômage puisque ces prix ne sont pas rémunérateurs, et à plus long terme avec des conséquences sur l’environnement et la santé.


Nous avons bien conscience que rendre accessible les produits bio au plus grand nombre est un enjeu crucial. C’est pourquoi le réseau Biocoop et la coopérative Finisterra mettent en place une multiplicité d’actions pour aller dans ce sens :

 

À l’échelle du réseau Biocoop :
- Nous vous proposons tous les mois des promotions sur une gamme de produits différente.
- Vous trouverez dans nos rayons des « prix engagés » : une sélection de 150 produits bio du quotidien sur lesquels les magasins réduisent considérablement leur marge pour les rendre accessibles toute l’année.


À l’échelle de Finisterra :
- Nous proposons une remise étudiante de 4% sur présentation de la carte étudiante.
- Nous faisons partie d’Épicerie Solidaire en Réseau sur Brest Métropole et participons au dispositif « Bio vrac pour tous ! » de Biocoop (partenariat entre le Fonds de dotation Biocoop, une épicerie sociale et/ou solidaire et un magasin Biocoop).
- Nous proposons une large gamme de produits en vrac dans nos magasins.
- Nous participons chaque année à la collecte Bio Solidaire de Biocoop, lors de laquelle les magasins reversent la marge sur les produits donnés par les clients à l’association d’aide alimentaire bénéficiaire, ainsi qu’à la collecte de la banque alimentaire et une collecte de protections menstruelles avec l’association Réglez-moi ça !
- Nous faisons le choix de ne pas augmenter nos prix (sauf si les fournisseurs le font) ni nos marges, malgré le contexte d’inflation.

 

 

Petit mot de la fin : consommer bio à petit budget c’est possible chez Biocoop en privilégiant les produits de saison, locaux, en vrac, en priorisant la qualité à la quantité, le fait-maison plutôt que les plats préparés, en consommant différemment !

 

 

L’agriculture biologique se montre-t-elle résiliente en période de crise ?


D’après Larousse, du point de vue de l’écologie, la résilience se définit comme la « capacité d’un écosystème, d’un biotope ou d’un groupe d’individus (...) à se rétablir après une perturbation extérieure (...) ». Dans un monde globalisé et complexe, ces perturbations peuvent être d’ordre économique, politique, environnemental ou encore sanitaire. Elles ne sont pas sans liens et ont des conséquences les unes sur les autres, comme par exemple des pénuries et l’augmentation du coût de certaines matières premières.
Le monde agricole étant particulièrement soumis aux aléas climatiques, mais aussi économiques, l’agriculture biologique se présente comme un mode de production alternatif pour un futur plus souhaitable. En effet, grâce à des pratiques plus autonomes, respectueuses de la santé et de l’environnement que celles utilisées dans l’agriculture conventionnelle et intensive, la Bio en temps de crise apporte des solutions pour préserver notre sécurité alimentaire et celle de la planète.


En voici quelques exemples :
L’agriculture biologique refuse l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques - fabriqués pour une grande partie hors de l’UE – qui requièrent une grande quantité d’énergie fossile, et qui coûtent cher à la production, mais aussi en frais de santé et de dépollution.
Le fait d’être moins dépendants d’intrants permet d’être plus autonomes en allégeant ses coûts de manière conséquente. C’est le cas de nombreux éleveurs de vaches laitières en bio qui privilégie le pâturage plutôt que l’achat de produits alimentaires pour les troupeaux, sans que leurs rendements ou leurs revenus s’en trouvent impactés.
Les fermes en bio étant de taille réduite et moins industrialisées, elles sont moins gourmandes en énergie. Par exemple : pas de cultures sous serres chauffées (respect des saisons) ou désherbage à la main.
Le cahier des charges de Biocoop va encore plus loin que le label bio européen seul, pour tendre vers plus de cohérence. Par exemple, il est plus exigeant concernant la provenance des produits et leur mode de transport. Ainsi, Biocoop donne la priorité aux produits locaux, en entretenant des relations justes et équitables avec les producteurs. Sur le plan de la proximité humaine et l’ancrage territorial, il s’agit de soutenir l’emploi local. Concernant la proximité géographique, l’optimisation des trajets et le refus du transport par avion, nous permet de réduire nos coûts et notre impact carbone.
Des situations de pénurie, comme c’est le cas avec la moutarde en ce moment, nous montre l’importance de relocaliser les filières. Biocoop est activement engagée dans cette démarche avec ses Paysan.ne.s Associé.e.s à la coopérative, qui cultivent des graines de moutarde en France. Même si nous avons la capacité de nous approvisionner en moutarde française Biocoop, nous avons malgré tout subi la pénurie. En effet, l’offre est largement inférieure à la demande sur le marché de manière générale. Cet exemple montre l’importance de poursuivre ce travail de relocalisation des filières à grande échelle.
L’agriculture biologique et les exigences du cahier des charges de Biocoop nous permettent malgré tout de minimiser l’impact de ces crises, notamment par rapport à l’inflation. Du fait du modèle agricole biologique intrinsèquement résilient car plus autonome qu’en conventionnel, les produits bio et ceux distribués en magasins Biocoop sont globalement moins touchés par l’inflation que les produits vendus en grande distribution. C’est ce qu’affirme la société de prestations de marketing Nielsen IQ : « L’inflation est moins forte sur le bio sur 77% des catégories alimentaires. »
Autre facteur qui équilibre la balance : nous ne profitons pas du contexte pour augmenter nos marges. Les prix des produits n’augmentent que si nos fournisseurs augmentent leurs prix. Nous nous assurons toujours que nos producteurs soient justement et équitablement rémunérés, tout en gardant la mesure de proposer des prix de vente accessibles aux consommateurs.
Enfin, une agriculture biologique qui intègre des pratiques exigeantes, comme en s’inscrivant dans une démarche d’économie circulaire en valorisant les cycles et ressources naturels, qui diversifie les cultures ou qui participe au reboisement des terres agricoles par exemple, est aussi résiliente du point de vue du climat et de la protection de la biodiversité.

 

 

Sources :
https://www.nouvelobs.com/ecologie/20220923.OBS63554/l-inflation-touche-beaucoup-moins-le-bio-que-le-non-bio.html
https://www.inrae.fr/actualites/fermes-laitieres-biologiques-resilientes-face-crise-sanitaire
www.synabio.com : « La bio, un modèle résilient pour l’alimentation de demain. » Note de plaidoyer du Synabio, avril 2020.
https://www.circuits-bio.com/chiffres-et-marches/l-inflation-penalise-le-bio-selon-nielseniq

 

 

 

Lors des temps de rencontres avec vous, adhérents à Finisterra, dans les différents magasins de la coopérative, la question du déréférencement de certains produits est posée régulièrement.

Les produits chez Biocoop sont référencés de deux manières :
- Via les quatre plateformes d’achats Biocoop (centre nord-est, grand ouest, sud-ouest et sud-est). Chaque magasin s’approvisionne auprès de la plateforme la plus proche, pour se fournir avec les produits de divers fournisseurs mais aussi les produits à marque Biocoop, constitués de matières premières issues des productions de Nos Paysan·ne·s Associé·e·s français.
- Avec les 160 producteurs locaux avec lesquels Finisterra travaille en direct et tisse des liens de confiance et durables (détails dans le Hors-Série 100% Bio disponible en magasin).

 

Sous quelles conditions ?
Pour être référencé dans un magasin Biocoop, un produit doit être certifié bio mais aussi répondre au cahier des charges de Biocoop, ce dernier étant plus exigeant que le label AB ou le label bio européen dit « Eurofeuille ».
Pour vous donner quelques exemples, le cahier des charges Biocoop assure des produits 100% bio (donc zéro pesticides et zéro OGM !), jamais transportés par avion ni cultivés sous serres chauffées, en réduisant le suremballage et en luttant contre l’ultra-transformation. Nous donnons la priorité aux produits locaux et entretenons des relations commerciales équitables avec les producteurs.

 

Pourquoi certains produits sont-ils déréférencés ?


Tout d’abord, le déréférencement des produits ne dépend pas toujours des magasins au niveau individuel mais parfois du réseau Biocoop dans son ensemble. Lorsqu’un produit est référencé dans les plateformes Biocoop, il doit, à quelques exceptions près, être présent dans les quatre plateformes. S’il est déréférencé, il le sera dans les quatre plateformes du réseau.
Des produits peuvent être déréférencés pour différentes raisons : dans la majorité des cas parce qu’ils ne se vendent pas suffisamment, ou bien parce qu’un transformateur ou fabriquant ne correspond plus à l’éthique de notre cahier des charges et de nos valeurs. Dans d’autres cas, nous devons retirer certains produits de nos rayons lorsque suite à un contrôle ou une analyse, nous constatons que ces derniers ne correspondent plus au cahier des charges de Biocoop, toujours plus exigeant.

 

Nous nous engageons à être les plus transparents possibles et à communiquer sur le déréférencement des produits en magasin. N’hésitez pas à échanger avec nos équipes qui se font toujours un plaisir de vous répondre au mieux !

 

 

Quels sont nos engagements pour la production locale ?


Chez Biocoop et Finisterra, nous œuvrons pour le développement et la distribution de produits issus d’une agriculture biologique cohérente : c’est à-dire dans un esprit d’équité et de coopération, en limitant au maximum notre empreinte environnementale et en donnant la priorité au local.
Ainsi, un de nos engagements forts, qui est inscrit dans la charte du réseau Biocoop, concerne la priorité aux approvisionnements locaux et de saison.
Un produit local chez Biocoop, est produit ou fabriqué à moins de 150 km routiers du magasin où il est distribué. Vous ne trouverez donc jamais de kiwis de Nouvelle-Zélande, de poires d’Argentine ou d’avocats d’Afrique du Sud dans nos rayons !


Même lorsqu’un produit n’est pas disponible en local, nous limitons au maximum les « kilomètres alimentaires » (distance parcourue par un aliment du champ à l’assiette) en nous approvisionnant toujours au plus près, par exemple : des fruits et légumes origine France ou à défaut d’Europe du Sud (100% bio et jamais cultivés sous serres chauffées !). Seuls les fruits et légumes non cultivés en Europe sont importés, comme les bananes, les mangues ou les ananas. Quelle que soit leur provenance, nos produits ne sont jamais transportés par avion, ce qui contribue à réduire l’écobilan de nos assiettes.
Biocoop soutient activement l’agriculture biologique et paysanne française, en étant acteur de la relocalisation de filières agricoles biologiques avec les paysans associés, coopérateurs de Biocoop (23 groupements d’agriculteurs et 3200 fermes).


Ces paysans français produisent par exemple des graines de moutarde dans l’Ouest de la France (plutôt que de les importer du Canada), de l’avoine (généralement importée d’Europe de l’Est), de la grenade dans le Gard (provenant souvent d’Iran ou Turquie) ou encore du quinoa, du tournesol ou des tomates.
Le logo Paysan·ne·e·s Associé·e·s, apposé sur les emballages des produits à marque Biocoop, indique qui sont les producteurs, l’origine des principaux ingrédients et le lieu de fabrication. D’ailleurs, 85% de la composition de ces produits est d’origine France.
Ces produits développés par Biocoop avec les paysans associés, sont également issus de filières solidaires Nord/Nord et sont labellisés Bio Équitable en France. Soutenir le local, c’est aussi contribuer à l’économie de nos régions et maintenir les emplois dans nos campagnes !

 

Quelques chiffres :
Chez Finisterra, nous travaillons avec 160 producteurs locaux, ce qui représente 20% des produits de nos magasins, et 31% de nos fruits et légumes.

 

Est-ce que tout ce que vous vendez est bien bio ?

 

OUI. C’est inscrit dans le cahier des charges Biocoop. Les magasins s’engagent à vendre des produits certifiés bio. Et on ne transige pas avec la règle, les magasins sont contrôlés de façon inopinée tous les ans par deux organismes certificateurs indépendants.
Le réseau Biocoop va même au-delà du simple label bio. En effet, le réseau, par le biais de son cahier des charges exigeant, s’interdit de vendre certains produits pourtant certifiés bio.
Voici quelques exemples : un produit bio à 95% mais avec des arômes non bio : vous n’en trouverez pas chez nous ! Un produit bio produit dans la région d’Alméria en Espagne exploitant des hommes et des femmes et dénaturant le paysage : pas chez nous ! Un produit bio acheté à l’autre bout du monde, venu par avion alors qu’il est disponible en local : impossible, dans les magasins Biocoop, pas de transport par avion et priorité au local.

 

Mais est-ce qu’un produit bio d’Espagne ou d’Italie est vraiment bio ?

 

OUI. Celui-ci est contrôlé et analysé avec le même règlement européen qu’un produit bio français. La différence que vous trouverez dans les magasins Biocoop, c’est que nous privilégions les achats locaux, s’il n’y a pas d’offre disponible, nous achetons à un producteur en France. Et enfin, pour certains produits, dans les pays du bassin méditerranéen.
Nous attachons une grande importance aux critères sociaux et écologiques au-delà du cahier des charges bio. Le réseau Biocoop travaille aussi avec des partenaires européens sur la durée, avec des engagements forts, permettant la confiance réciproque.